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Conférence de Teresa MURYN : Phraséologie littéraire : structures, fonctionnements, discours (sur l’exemple du motif ”langage du corps” dans le roman policier et dans le roman sentimental).

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Conférence
le 16 mai 2019
13h30-15h

L’école doctorale Langues, littératures et sciences humaines, en partenariat avec le LIDILEM, invite Teresa MURYN, professeure à l'Université Pédagogique de Cracovie (Pologne) - Institut de Lettres et de Langues Modernes.

Prenant en compte le principe qu’il existe des traits distinctifs pour un genre textuel on a pu identifier le roman policier comme un genre autonome faisant partie du discours littéraire. Il devrait donc se caractériser par l’existence d’unités textuelles obligatoires le distinguant d’autres genres. Pour les extraire, il s’est révélé indispensable non seulement de morceler le texte en fragments obligatoires du point de vue de la totalité du genre textuel, mais aussi de morceler les fragments obtenus en unités de rang inférieur. Si, par exemple, l’interrogatoire participe obligatoirement à la reconnaissance du roman policier comme genre, il se compose lui-même de plusieurs éléments qui le constituent et qui s’expriment de façon différente dans le dialogue et dans le récit. Pourtant certaines constructions lexico-syntaxiques semblent avoir un caractère stable et récurrent, elles apparaissent dans la plupart des romans analysés. Il semble donc légitime de postuler l’existence d’une matrice lexico-syntaxique d’un genre textuel. Elle serait composée de constructions lexico-syntaxiques propres à un genre et obligatoires pour la reconnaissance du genre.
Etant donné qu’il existe plusieurs variantes d’unités lexico-grammaticales véhiculant la même information, il s’est avéré nécessaire de les identifier au niveau conceptuel. C’est ainsi qu’ont pu être identifiées des unités, appelées motifs[1] conceptuels qui peuvent être réalisées par une ou plusieurs variantes lexico-syntaxiques. Parmi ces variantes seulement celles qui ont un caractère récurrent peuvent être classées comme éléments constitutifs de la matrice lexico-syntaxique du genre. Nous présentons ici les premiers résultats de l’analyse du motif « langage du corps» sur l’exemple « rougir-émotion » dans le roman policier et dans le roman sentimental.   
Le corpus sur lequel est fondée cette étude se compose de romans policiers d’auteurs reconnus, aussi bien français qu’étrangers : Gaston Leroux, Maurice Leblanc, Conan Doyle, Georges Simenon, Fred Vargas, Agatha Christie, Jean-Christophe Grange, Arnaldur Indridason, Maxime Chattam, Dorothy L. Sayers, Harlam Coben, Jean-Claude Izzo, Pierre Magnan, Boileau-Narcejac, Exbrayat, et d’autres ; du corpus « Harlequin » de romans sentimentaux, des données réunies dans Narodowy Korpus Języka Polskiego et des données d’Internet obtenues à l’aide du moteur de recherche Google.
 

[1] Il existe plusieurs définitions de la notion de motif (entre autres celles de D. Longrée et S. Mellet, D. Legallois, I. Novakova). Nous présentons celle qui a été élaborée par le groupe de recherches Disem .

Mis à jour le 11 avril 2019

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